Le judo français s’enflamme et le tatami brûle

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C’est une affaire qui ne fait pas vraiment du bien au monde des arts martiaux et plus particulièrement du judo qui voit naître depuis le début du mois dernier, un conflit entre la Fédération française de Judo (FFJ) et les clubs de Première Division qui ont pris la décision radicale d’inciter leurs athlètes à déserter l’INSEP. Nous sommes en pleine période de pour parler entre les deux institutions et le bras de fer continue donc entre la fédération et les clubs, bien que l’annonce d’une charte qui sera élaborée au sein de la FFJUDO, après le boycott de l’INSEP, vient d’être annoncée ce mardi 17 octobre.

Les clubs de Première Division ont donc pris le parti d’inciter leurs athlètes à déserter l’Institut national du sport, de l’expertise et de la performance (INSEP), et de se préparer dans des structures municipales ou même privées. Ce conflit est né de nombreuses raisons diverses et variées de problèmes liés à la réglementation du judo, mais essentiellement également d’un point d’achoppement avec la Fédération française qui n’autorise plus les professeurs à prodiguer leurs conseils dans le dojo de l’institution.

Pour adoucir la sentence, ceux-ci sont toujours les bienvenus, au rythme de deux fois par semaine, mais doivent impérativement se contenter d’observer depuis les petites tribunes des lieux, sans intervenir pour coacher. On retrouve donc des entraîneurs de club qui évoquent une intention de dénigrer leur travail et une intention de déconsidération de leur rôle qui pourrait bien rebondir sur leur utilité et le risque de perdre leur emploi, s’ils ne sont plus actifs durant les séances sur le tatami. La Fédération rétorque de son côté qu’il est enfin temps de faire cesser une certaine cacophonie sur le tatami national lors du déroulement des compétitions. On assiste donc à un bras de bras de fer qui continue donc entre une Fédération semblant inflexible et des clubs qui affichent leur solidarité et qui ne sont pas totalement fermés aux négociations.

Un premier pas avec une nouvelle charte

Mais le sujet de cette discorde prend une nouvelle tournure. En effet, une charte sera élaborée au sein de la FFJUDO, après le boycott de l’INSEP suite à l’absence lundi, des judokas de l’équipe de France masculine qui ne s’étaient pas entraînés à l’INSEP en soutient à la cause des clubs et suite au litige concernant les entraîneurs de ces clubs. La fédération fait donc un geste en proposant officiellement mardi 17 octobre, la création d’une charte pour équilibrer les responsabilités avec les entraîneurs nationaux.

Le boycott de lundi concernait donc la place des entraîneurs de club dans l’entraînement des judokas de l’équipe de France alors que ceux-ci ne peuvent plus avoir accès à l’aire de combat de l’INSEP que deux fois par semaine alors que les judokas, quant à eux, souhaitaient leur présence au moins pendant trois jours, voire pour certains des droits sur cinq jours. Une réunion s’est donc déroulée mardi au siège de la Fédération française. Il a été décidé en conclusion de ces débats « d’établir une charte définissant les droits et devoirs de chacun, dans le respect des missions des deux parties, avec une présence effective des entraîneurs de clubs lors des entraînements nationaux sous la responsabilité des entraîneurs des Equipes de France, selon un communiqué. Les entraîneurs nationaux et les entraîneurs de clubs ont des missions complémentaires, et devront travailler en étroite collaboration, pour que chaque athlète n’ait pas de plan contradictoire d’entraînement. ». Les judokas, demandant aussi la reconnaissance d’un syndicat dans la foulée des revendications, se sont vu également attribuer une réponse favorable avec une citation dans le même communiqué de la fédération qui a répondu pour les soulager « qu’afin de faciliter la concertation entre la Fédération et les athlètes de haut niveau, quatre athlètes (deux féminines et deux masculins) seront désignés par leurs pairs et chargés de les représenter ».

Cyrille Maret est en colère

Cyrille Maret, médaillé de bronze olympique 2016 des -100kg a déclaré de son côté dans la, presse à ce sujet, qu’il regrettait de s’être lié à un mouvement qu’il ne soutient que partiellement. Il n’a donc pas suivi le mouvement mardi en appuyant : « Il y a des revendications que je soutiens, d’autres pas. J’estime qu’il est bon, par exemple, que les coaches de club viennent sur le tapis de l’INSEP. Pas cinq fois par semaine comme certains le demandent, mais deux ou trois fois. Je crois aussi qu’il faut que nous élisions des représentants pour établir un dialogue permanent avec la Fédération et notre staff national. C’est ce qui manque. Ces doléances sont acceptables et c’est la raison pour laquelle j’étais, comme cinq autres, contre le boycott de l’INSEP. Concernant les récents mauvais résultats de l’équipe de France masculine, je pense que nous sommes tous fautifs. D’abord, les athlètes et, ensuite, les entraîneurs nationaux ou de club. On aurait pu trouver d’autres solutions pour se faire entendre. Si j’ai suivi le mouvement, pour aujourd’hui et seulement aujourd’hui, c’est pour exprimer ma solidarité. Mais, en fait, j’ai l’impression de m’être fait piéger parce que je suis contre plein de revendications. Je suis en colère. A fortiori parce qu’on manque de respect aux étrangers qu’on a invités à ce stage. Je n’étais pas sur le tapis ce matin et ça me bouffe. J’y serai demain ».

Priscilla Gneto arrêtée 6 mois

Nous finirons notre petite revue de presse du jour dans le monde du judo français avec une triste nouvelle dans la catégorie du judo féminin. Il faudra subir une longue durée d’absence pour Priscilla Gneto. La Championne d’Europe en titre des – 57 kg, Priscilla Gneto âgée de tout juste 26 ans, s’est fait opérer d’une rupture du ligament croisé du genou gauche vendredi 13 octobre, et devrait par conséquent rester éloignée des combats sur le tatami pendant une période de près de six mois.

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