36 défaites et la fureur des fans chinois

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C’est la petite anecdote drôle du jour. Enfin…pas si drôle pour tout le monde lorsque l’on va au fond de l’histoire. Mais il nous paraissait intéressant et amusant de vous la relayer, car elle porte sur un sport qui reste assez nouveau et un peu méconnu par chez nous en France, alors que c’est une discipline qui déchaîne les foules dans d’autres nations et surtout du côté de l’Asie. Pleins feux sur cette équipe de joueurs qui enchaîne 36 défaites, et déclenche surtout la fureur des fans chinois.

Les Shanghai Dragons

C’est une série plutôt catastrophique de défaites qui colle à l’équipe de e-sport des Shanghai Dragons. Un palmarès qui leur offre en fin de compte une notoriété planétaire dont ils se seraient bien passés. D’autant plus qu’ils sont très vite devenus avec tout ça…la risée des réseaux sociaux en Chine. Mais que se passe-t-il au sein de cette équipe de gamers ?

Il faut bien avouer que les raisons de la débâcle font particulièrement les gros titres ces derniers mois, et mettent en lumière des conditions incroyables d’entraînement, qui peuvent parfois se montrer exténuantes dans ce milieu. Des conditions propices à déclencher des problèmes de communication entre coéquipiers chinois et sud-coréens par exemple, ou encore des disputes lors des entraînements trop intensifs…

Mais toute la colère se fait ressentir bien plus du côté des réseaux sociaux. Si en interne, les joueurs ne se ratent pas en se lançant des noms d’oiseaux à tout va, en ce qui concerne internet…on se retrouve carrément avec des fans chinois qui déversent leur colère comme si leur vie dépendait de ces incapables derrière les manettes. Tous les supporters reprochent aux Shanghai Dragons d’avoir réussi à « faire même pire » que la sélection nationale de football, déjà régulièrement moquée en Chine pour ses piètres résultats lors des phases de qualifications pour le mondial qui débutera dans 7 jours en Russie.

Overwatch ou Game Over ?

L’équipe professionnelle shanghaïenne d’e-sport est en fait une sélection de joueurs qui se spécialise sur le jeu de tir Overwatch. Un jeu vidéo qui est donc la star de l’Overwatch League, le championnat mondial, qui se déroule en ce moment même aux États-Unis. On assiste ici à une bien triste série noire en cours des Shanghai Dragons. Une situation incommodante et plutôt humiliante qui n’est pas sans rappeler par exemple celle que les Philadelphia 76ers avaient vécue durant la saison 2014/2015 en NBA. En effet, on avait pu retrouver la franchise de basket enchaîner 28 défaites de suite, marquant alors ici un « record » dans le sport professionnel nord-américain.

Mais si les enjeux sont si gros pour cette compétition de jeux vidéo, c’est parce que l’Overwatch League est l’une des compétitions les plus prestigieuses du e-sport. Il s’agit d’un championnat du monde des gamers, qui s’achèvera en juillet et qui proposera une finale au cours de laquelle le vainqueur repartira avec la jolie somme de 1 million de dollars, soit 850.000 euros. Avec des prestations comme celle des 12 Shanghai Dragons, qui risquent fort de finir dans la composition de nems à leur retour au pays, vous vous doutez bien que ces représentants de la Chine sont désormais bons derniers dans la compétition de ce jeu vidéo.

Bons derniers, mais pas démotivés

Alors qu’ils sont ardemment projetés sous le feu des critiques, depuis leurs premières et incalculables défaites, les joueurs peuvent compter sur la détermination de leur entraîneur Yang « Van », qui les soutient et qui s’est défendu le mois dernier dans la presse en déclarant que son équipe avait « le programme d’entraînement le plus intensif de tout le championnat, à savoir 12 heures par jour, six jours par semaine. S’entraîner et participer à une compétition dans un pays étranger pendant près de six mois est un énorme défi pour toute l’équipe. Même si la saison est presque terminée et qu’on attend toujours notre première victoire, on ne baissera pas les bras. On se battra lors des matches restants. ».

Mais l’effet de son annonce du planning de ses joueurs n’aura peut-être pas vraiment eu l’effet escompté les jours qui ont suivis. En effet, cette déclaration qui avait en fait pour objectif principal de rassurer et surtout de s’assurer le soutien des supporters a eu l’effet plutôt inverse ; de nombreux fans soupçonnant alors à présent l’équipe d’être totalement exténuée et à bout de force. L’entraîneur admet en parallèle que la communication entre les joueurs chinois et sud-coréens n’est pas vraiment efficace, étant donné qu’elle est assurée par des interprètes, ce qui constitue en fait un réel problème pour l’ensemble de la team.

L’entraîneur Yang se montre rassurant

M. Yang vient de revenir il y a quelques heures sur sa déclaration des heures d’entraînement, en clarifiant cette fameuse déclaration du mois dernier qui avait alors inquiété les fans de l’équipe. Il rectifiera alors que ses joueurs ne s’entraînent en fait plus que huit heures par jour ; appuyant bien sur le fait que le reste du temps est, selon lui, dévolu à la détente et aux déplacements pour la compétition. À cette occasion, il soulignera même : « La meilleure solution pour remporter notre première victoire est de comprendre les raisons de nos échecs, pendant et avant les matches, pas d’augmenter de façon aveugle le temps d’entraînement. ».

Un syndicat dans le e-sport ?

Ce ne sont pas moins de quelque 100.000 internautes qui ont regardé en ligne la 35e défaite de l’équipe contre Seoul Dynasty jeudi dernier. Ils seront autant pour suivre ensuite la 36e contre les Houston Outlaws. Mais ce qui marquera les instants, ce sera ce débat sur le besoin d’un syndicat dans le e-sport, inexistant à l’heure actuelle dans le monde, que le programme d’entraînement intensif des Shanghai Dragons aura alors suscité.

Et on met ici le doigt sur une problématique qui reste en effet importante. Ce secteur sportif souffre d’une absence de syndicat qui peut s’expliquer par deux simples raisons. La première, c’est que ce secteur est encore trop nouveau ; étant encore à ce jour qu’à ses balbutiements en tant que sport professionnel. La seconde réside dans le fait que la plupart des joueurs sont encore très jeunes, puisque la moyenne d’âge gravite autour de 20 ans. Ryan Morrison, un avocat et agent new-yorkais spécialisé dans le e-sport n’hésitera pas à donner son avis sur la question : « Les horaires à rallonge sont très fréquents dans le milieu. Mais à mesure que les joueurs prennent conscience de leurs droits, recrutent des agents, des avocats, et se battent pour leurs conditions de vie et de travail, les emplois du temps deviennent plus raisonnables. ». Il ne vous reste plus qu’à voir si ces équipes internationales disposent de cotes pour vos mises sur vos sites de paris sportifs préférés…

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